Utile au quotidien

Les protections périodiques

Les protections hygiéniques ne datent pas d’hier, et elles ne cessent de se réinventer. Si les plus connues sont sans doute les serviettes hygiéniques et les tampons jetables, ou plus récemment la cup, il existe aussi d’autres alternatives, un peu moins connues mais potentiellement bien plus pratiques, écologiques, économiques, inclusives et accessibles. En voici donc un tour d’horizon pour mieux s’y retrouver.

Les serviettes hygiéniques jetables :

Souvent les premières protections périodiques utilisées, elles semblent aussi offrir plus d’avantages que les tampons, mais elles n’en sont pas irréprochables pour autant. Prioriser les serviettes « bio » permet d’éviter les produits toxiques visant à supprimer les odeurs naturelles. Malgré tout, elles restent :

  • chères sur le long terme et en fonction du flux
  • non écologiques car elles produisent beaucoup de déchets
  • peu confortables
  • peu discrètes, notamment à cause de l’emballage
  • composées d’éléments chimiques si elles ne sont pas bio
  • à changer toutes les 4 à 8 heures !

 

Les tampons :

On les trouve avec ou sans applicateur, le souci étant qu’avec applicateur la mise en place est plus polluante bien que plus facile et agréable. Même s’ils sont réputés pratiques, la contrepartie est plutôt conséquente :

  • Chers sur le long terme et en fonction du flux
  • Non écologiques
  • Peu confortables et désagréables à mettre
  • Composés d’éléments chimiques
  • À changer toutes les 4 heures (et ne pas dormir avec) en raison du risque de choc toxique

Les protections hygiéniques jetables sont très critiquées ces dernières années, notamment pour des raisons écologiques. Il ne faut cependant pas oublier que leur invention fut un progrès historique qui a permis d’améliorer la qualité de vie des personnes réglées, et qu’elles restent aujourd’hui la solution la plus simple. Finalement, si les fabricant·e·s arrêtaient de mettre des produits chimiques sans raison valable, on s’en porterait déjà beaucoup mieux !

La cup, ou coupe menstruelle :

Qu’est-ce que c’est ? La cup est un réceptacle en forme de coupe, dotée d’une petite tige et fabriquée en silicone. Elle permet de récupérer et de conserver le sang des règles de manière moins salissante et sans que celui-ci ne soit en contact avec de l’oxygène. Il suffit de la vider, de la nettoyer puis de la remettre en place.

  • Économique, son espérance de vie se compte en annéesÉcologique, car réutilisable à souhait
  • Contrairement à ce que l’on peut parfois entendre, elle ne protège pas d’un éventuel choc toxique
  • Attention toutefois à sa fabrication : elle peut également contenir des produits toxiques
  • Nécessite d’avoir un lavabo à proximité pour laver et ses mains et sa cup, ce qui peut-être gênant quand les lavabos sont dehors. Certaines personnes contournent le problème en transportant une bouteille d’eau.
  • Il faut la vider toutes les 4 heures, donc ne pas dormir avec !

Comment s’en servir ? La première prise en main peut être une peu sportive, mais une fois l’habitude prise c’est très facile. On trouve nombre de vidéos sur le sujet. Il faut avoir les mains et ongles bien propres, la cup elle-même également – on peut la stériliser après chaque cycle. Une fois insérée, on peut la garder plusieurs heures, normalement elle ne doit pas déborder. On l’enlève en arrêtant l’effet de ventouse et il suffit de la vider et la rincer à l’eau pour pouvoir la remettre en place.A ne pas oublier : il faut la changer toutes les 4 à 6 heures et de ne pas dormir avec.

Où en trouver ? La cup est facilement disponible sur internet, et est de plus en plus vendue en grande surface en France.

Les protections hygiéniques réutilisables :

Qu’est-ce que c’est ? Ces protections fonctionnent sur le même principe que les serviettes hygiéniques classiques à la différence qu’elles sont lavables et réutilisables. Elles sont généralement faites de tissu (même si on peut également en trouver avec d’autres matériaux) et sont composées de plusieurs couches qui ont pour fonction d’absorber, de retenir le sang et d’éviter les fuites.

  • Plus écologiques car réutilisables à souhait
  • Économiques dans le sens où on peut les garder un certain nombre d’années
  • Un peu chères à court terme: entre 15 et 20€ pour une seule, à comparer selon les sites, d’autant plus qu’il en faut plusieurs. Elles permettent cependant de faire des économies à long terme.
  • Achat en ligne, ce qui est pratique lorsque l’on aime la discrétion !
  • Moins pénible qu’une serviette classique qui colle là où il ne faut pas et peut se décoller pendant la nuit. Ici elle ne bouge quasiment pas
  • On peut en trouver avec de très jolis design

Comment s’en servir ? On peut en trouver de deux sortes en fonction des marques :

  • Une serviette en une partie, comme une serviette hygiénique jetable, dont l’épaisseur et la forme se choisit en fonction du cycle, du flux et des sous-vêtements. Elle se ferme à l’aide de pressions.
  • Une serviette en deux parties, dont l’une se fixe au sous-vêtement et empêche les fuites, et l’autre, qui absorbe le sang, peut s’enlever une fois remplie pour être remplacée.
  • À changer environ toutes les 4 à 8 heures dans les deux cas !

Pour la changer, il suffit de la replier sur elle-même et de fermer les pressions. Il faut toutefois penser à l’envelopper dans un sac en plastique pour ne pas retrouver du sang partout dans son sac … Pour la laver, il est conseillé de la passer d’abord sous l’eau froide pour enlever au mieux le sang, puis de la laver à la main où à la machine à laver (la laver avec ses autres vêtements est bien entendu sans risque !)

Où en trouver ? Il faut les commander sur internet, sur des sites spécialisés ou sur Amazon, Etsy etc.

Les sous-vêtements menstruels :

Qu’est-ce que c’est ? Il s’agit de sous-vêtements qui agissent comme des protections hygiéniques, ce qui fait que l’on peut les porter comme seule protection pendant les règles. La capacité d’absorption dépend de la marque mais va globalement de 8 à 12 heures.

Comment s’en servir ? On le met comme un sous-vêtement classique,on l’enlève, le lave puis le remet (si le jour de lessive n’est pas tout de suite, il faut au moins penser à le rincer à l’eau claire avant de le mettre au sale).

  • Ils peuvent vite monter dans les 30$, mais permettent de faire des économies sur le long terme car ils sont réutilisables et ils se conservent longtemps.
  • Écologiques car, utilisés en alternative aux serviettes hygiéniques et tampons, ils produisent beaucoup moins de déchets
  • Facilement trouvables en boxers et caleçons si l’on ne veut pas mettre de culottes
  • Conçus pour être porté toute la journée: environ 8 à 10 heures, à vérifier selon la marque

La chaîne Vivre avec a fait une vidéo sur le sujet, si tu veux voir à quoi ces sous-vêtements ressemblent!

Alors, quelle protection adopter ?

Finalement, mieux vaut choisir la protection qui te convient le mieux, selon ton cycle, selon ce qui convient le mieux à ton corps et ton bien-être et selon ton confort. Cependant, on remarque qu’une fois encore, la protection hygiénique relève parfois du privilège. En effet, les méthodes les moins risquées et les plus confortables sont aussi les plus coûteuses. Les serviettes lavables par exemple sont un gros investissement, même si elles sont rentables au bout d’un certain temps. Même les protections les plus courantes (et toxiques) sont parfois trop chères pour certaines personnes : souvent, les SDF ou les familles extrêmement pauvres doivent se passer de protections dignes de ce nom, faute de moyens. Pensez d’ailleurs à en faire don si vous le pouvez et le voulez, on y pense peu mais c’est très utile !

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